Enjeux de gestion de la nappe des GTI

Malgré l’encadrement réglementaire mis en place (voir « Historique SAGE GTI »), le déséquilibre ressource/prélèvement persiste sur l’Ouest Vosgien.

Sur demande de l’Agence de l’Eau Rhin-Meuse, le Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM) a calculé, à l’aide d’un modèle hydrogéologique régional, le déficit existant entre les prélèvements et la recharge naturelle de cette nappe. Ce déficit s’élevait à 1,1 million de m3/an en 2004 pour 5,9 millions de m3 de prélèvements annuels pour sept cantons de l’ouest vosgiens.

Ce même modèle avait mis en évidence que l’alimentation en eau de tout ce secteur pourrait devenir problématique dans moins de 50 ans si les prélèvements sur cette nappe ne sont pas réduits.

 

Dans le cadre de l'élaboration du SAGE GTI, le modèle développé par le BRGM a été actualisé et optimisé à la demande de l'association La Vigie de l'Eau et de l'Agence de l'Eau Rhin Meuse afin de présiser l'ampleur du déficit de cette nappe sur l'ouest du département des Vosges. Les études complémentaires alors menées ont confirmé les résultats de 2004, mais ont permis de mieux localiser les secteurs déficitaires, et de définir par sous-secteur du territoire du SAGE GTI les volumes maximum prélevables.

Ainsi, en 2010, seul le secteur situé au Sud-Ouest de la faille de Vittel (bassin de Vittel-Contrexéville-Bulgnéville) présentait un déficit persistant supérieur à 1,1 Mm3/an pour des prélèvements annuels de l'ordre de 3,3 Mm3/an. Les autres secteurs du territoire du SAGE GTI n'étaient alors pas en déséquilibre, mais présentaient un équilibre fragile.

 (Evolution des niveaux piézométrique entre 1977 et 2010 - Modèle de gestion version 2012 - Rapport BRGM RP-62392-FR)

L’inventaire des prélèvements effectué en 2011 pour la révision du modèle a aussi fait ressortir la pluralité des activités économiques et sociales associées à cette nappe (eau potable, agriculture, industries agroalimentaires, embouteillage, thermalisme,…). Le déficit n’est donc pas imputable à une activité en particulier, mais bien à un ensemble d’activités impactant de façon considérable la ressource en eau de ce territoire.

La résorption du déficit existant entre les prélèvements et les capacités de la nappe nécessite donc un effort de l’ensemble des acteurs et usagers de l’eau du secteur.

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