Crues et inondations

Dernière mise à jour le 26 janvier 2015

Les inondations en Europe centrale ont fait la une de l’actualité récente, notamment dans les bassins de l’Elbe et du Danube ; en 2002 déjà, ces deux fleuves avaient quitté leur lit, provoquant de gros dégâts. Que sait-on sur ces événements ? Notre région est-elle aussi sujette à ces épisodes ?

Crues, inondations, débordements

Une inondation est, selon la définition du ministère français de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, « une submersion, rapide ou lente, d’une zone habituellement hors d’eau ». Dans le monde entier où elle causent environ 20 000 morts par an, les inondations sont considérées comme un risque majeur et représentent la moitié des catastrophes naturelles répertoriées.
Trois types d’inondations peuvent être définis :
• une montée lente des eaux en plaine, qu’il s’agisse d’une rivière qui, sortant de son lit mineur, occupe son lit majeur ou de l’affleurement d’une nappe souterraine dans des zones basses,
• une crue torrentielle rapide et brutale, généralement due à des précipitations violentes et intenses sur un bassin versant. Dans ce cas, l’inondation peut s’accompagner de coulées de boue et de glissements de terrain,
• le ruissellement qui sature les canalisations dans des zones urbanisées où le sol a été imperméabilisé.

Des inondations aux conséquences désastreuses.

Extrait de : Marcel De Wit, Gouttes de pluie, flux de Meuse, Ed. VEEN MAGAZINES, 2009 (ouvrage écrit en néerlandais, traduit en français dans le cadre du projet européen AMICE).

Les causes des inondations sont donc naturelles mais aussi humaines et, dans ce cas, en particulier liées à l’urbanisation mal contrôlée. Dans certaines zones inhabitées, le risque d’inondation peut être élevé mais les conséquences potentielles sont réduites alors que dans les zones très peuplées, même si le risque est réduit, les conséquences sont majeures. Les inondations les plus catastrophiques au niveau mondial se produisent en Asie et sont dues au phénomène récurrent que constitue la mousson d’été.

En Europe, entre 1998 et 2006, 700 personnes sont décédées en raison des inondations.

L’histoire garde la mémoire de nombreuses inondations dévastatrices. Pour ne citer que deux exemples en Europe, rappelons le débordement de la Seine à Paris en 1910 qui a touché plus de 20 000 personnes mais a fait peu de victimes et l’épisode pluvieux fantastique qui du 16 au 20 octobre 1940, a touché les Pyrénées-Orientales, l’Aude, ainsi que la Catalogne espagnole, provoquant plus de 300 morts en Catalogne et 50 en France.

La situation dans le bassin Moselle-Meuse

Inondation Moselle à Millery-Autreville. RABY Dominique. AERM, 04/10/2006

La Meuse connaît des crues fréquentes, que ce soit dans les Vosges, la Meuse ou les Ardennes. La crue de 1995 dans le secteur de Charleville-Mézières a fait 245 M€ de dégâts, uniquement dans la partie
française. La Meurthe et la Moselle peuvent quitter leur lit, notamment lors de fonte brutale du manteau neigeux dans les Vosges. Nancy a connu plusieurs inondations (1947, où les eaux de la Meurthe venaient jusque sur le parvis de la
cathédrale, 1982 et 1983) avant d’engager dans les années 1980 un vaste programme d’aménagement de la Meurthe.
Deux types principaux d’inondation se produisent en Lorraine :

 

  • Les crues océaniques, en hiver et au printemps lors de forts épisodes pluvieux longs au cours desquels se succèdent plusieurs fronts océaniques.
  • Les crues d’orage, en cas de pluies de forte intensité sur une durée courte. C’est une crue de ce type qui s’est produite dans la nuit du 21 au 22 mai 2012 et qui a principalement affecté les communes de Nancy, Saint-Max, Tomblaine et Essey-les-Nancy, où l’eau a atteint 1,50m dans la rue principale.

Des mesures préventives

La première protection contre les crues consiste à éviter les constructions en zone inondable ; les villages perchés de la Meuse moyenne en France, pas exemple, prouvent que depuis bien longtemps on se méfiait des caprices de la Meuse. Ensuite, il est nécessaire d’identifier et de répertorier les risques : en application de la Directive européenne de 2007, cette évaluation a été réalisée. Grâce à des systèmes de modélisation, des prévisions peuvent être faites ; il existe maintenant un site internet qui, au jour le jour, informe sur les débits des rivières et fleuves . Enfin, des plans de gestion des risques d’inondation son élaborés pour chaque territoire à risque important.

Dans le bassin de la Meuse, un plan global est engagé. Il a été adopté en 1998 par la Commission internationale de la Meuse qui a son siège à Liège. Des actions sur le terrain sont aussi engagées. Il peut s’agir de retenues sur le lit majeur des rivières pour assurer une régulation des débits, de zones de ralentissement dynamique de recalibrages et coupures de boucle, de la création de zones d’expansion créées par l’élargissement du lit de la rivière. Ce dernier type d’aménagement a été retenu pour La Vezouze, rivière du Lunévillois. Des mesures préventives ont été prises dans la plupart des pays. Au Royaume-Uni, Londres est maintenant protégée des crues de la tamise par un système d’écluses qui peuvent être fermées en cas de nécessité ; ce dispositif est activé plusieurs fois par an et de plus en plus souvent.

Pour aller plus loin :

 

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