Une eau potable de bonne qualité

Un grand enjeu de l’Agence de l’eau Rhin-Meuse : donnez votre avis

D’où provient notre eau potable ?

Nous avons besoin, pour être en bonne santé, en moyenne de 1,5 litre d’eau potable par jour. Cette eau que distribuent à volonté les robinets dans 99 % des logements

français, d’où vient-elle ?

Notre eau est prélevée dans le milieu naturel, de façons diverses. L’eau souterraine d’origine plus ou moins profonde, pompée ou issue de forages ou encore de puits ou jaillissant des sources, nous procure environ 60 % de notre eau potable et les eaux superficielles, rivières et lacs essentiellement, fournissent les 40 % restants. Toute cette  « eau brute » sera traitée et distribuée par des canalisations jusqu’à nos robinets.

Les points de captage où l’eau est prélevée sont au nombre de 34 000 environ en France.

La qualité de l’eau du robinet est-elle garantie ?

Captage à Bainville aux miroirs.

DONCOURT F. AERM, 28/07/2011

Au niveau des captages, la qualité de l’eau dépend de celle du milieu naturel et des activités humaines dans les bassins versants . L’eau « pure » qui ne contiendrait que H2O n’existe pas dans la nature, mais l’eau issue des forêts est généralement de très bonne qualité.

Cette eau brute, il faut ensuite la rendre parfaitement potable par des traitements appropriés qui peuvent être divers. Dans les Vosges, par exemple, il faut neutraliser l’agressivité de l’eau liée à son acidité alors qu’en Meuse il s’agit fréquemment d’éliminer des résidus de nitrates ; la qualité sanitaire de l’eau nécessite aussi très souvent l’adjonction d’une quantité très faible de chlore. Enfin, il faut veiller à ce que les canalisations du réseau de distribution soient en bon état.

Les élus locaux sont responsables de la qualité de l’eau potable et sont soutenus par les agences de l’eau et les agences régionales de la santé. Depuis 10 ans, 90 captages sont fermés chaque année car ils n’ont pu être protégés et fournissaient une eau polluée par les nitrates ou les pesticides. Au final, grâce à la prise en compte de plus de 70 critères, notre eau est l’une des plus sûres du monde.

Comment protège-t-on les captages ?

Point de captage d'eau potable en forêt

REB O. AERM, 13/09/2012

La première réglementation sur l’eau date en France de 1804. Mais il a fallu attendre 1992 pour que le législateur se préoccupe de faire installer des périmètres de protection autour des captages. En France les SDAGE, Schémas Directeurs d’Aménagement et Gestion de l’Eau, ont listé 1780 captages prioritaires dont la qualité des eaux est sévèrement atteinte sur nos 34000 captages français. A la suite du Grenelle de l’environnement, une liste de captages prioritaires a été publiée en 2009.

En Lorraine, la protection des captages et l’un des enjeux prioritaires de l’Agence de l’eau Rhin-Meuse. Actuellement, 75 % seulement des 3810 captages du bassin Rhin-Meuse disposent de périmètres de protection. Si la situation s’est bien améliorée en quelques années, il reste encore plus de 900 captages à protéger. Dans la partie lorraine du bassin Rhin-Meuse, une quarantaine d’entre eux sont identifiés comme prioritaires « Grenelle ».

Mais souvenons-nous que pour garantir la qualité de l’eau, le mieux est de prévenir, donc de ne pas polluer ! C’est aussi la solution la plus économique.

Les recherches en Lorraine

Plusieurs laboratoires lorrains, se concertant dans le cadre de la Zone Atelier Moselle, conduisent des recherches sur l’eau potable :

- L’ Unité AgroSystèmes TErritoires Ressources (ASTER-SAD), à Mirecourt, étudie les  modifications des activités agricoles aptes à protéger les ressources en eau ;

- Le Laboratoire d’hydrologie de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES LNH), à Nancy, analyse les eaux (pesticides, résidus médicamenteux, ...) ;

- Le Laboratoire des Interdisciplinaire des Environnements Continentaux (LIEC), à Metz, étudie les composantes dans les eaux (métaux, …) ;

- L’Unité de Recherche Animaux et Fonctionnalités Animales (URAFPA) à Nancy, s’intéresse au  fonctionnement des étangs (poissons, qualité des eaux, …) ;

- Le Centre de Recherches Pétrographiques et Géochimiques (CRPG) à Nancy effectue des analyses biogéochimiques des eaux notamment pour évaluer les âges des eaux ;

- L’ Institut Droit et Économie des Dynamiques en Europe (ID2), à Metz, étudie les formes juridiques de protection des ressources en eau ;

- Le Laboratoire d’Économie Forestière, (LEF), à Nancy, étudie les services écosystémiques de protection des captages par les forêts ;

- Le Centre de Recherches en Automatique (CRAN), à Nancy, travaille à la modélisation mathématique des courbes de qualités des eaux.

Pour en savoir plus